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Eau chaude · Le poste qu'on oublie

Le chauffe-eau thermodynamique,et la cave qui décide de tout.

Il produit l'eau chaude avec trois à quatre fois moins d'électricité qu'un boiler classique. À une condition : le local dans lequel on le met.

Puissance qu'il vous faut11 kW
Prix estimé, pose compriseCHF 33'400 – 41'700

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Estimation indicative — fourchettes suisses officielles (SuisseEnergie). Prix ferme après visite gratuite.

Vos infos vont uniquement à IMI Industrie (IMI Sàrl), Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne, CHE-316.232.256 — notre installateur partenaire, et à personne d'autre (nLPD art. 19). · reply@pompe-a-chaleur-lavaux.ch

Le principe, et pourquoi ça marche

Un chauffe-eau thermodynamique est un ballon d'eau chaude surmonté d'une petite pompe à chaleur. Au lieu de transformer l'électricité en chaleur par une résistance, il va chercher la chaleur de l'air du local où il se trouve et la transfère à l'eau. Résultat : trois à quatre fois moins d'électricité pour la même douche.

L'eau chaude sanitaire représente souvent le deuxième poste électrique d'un ménage, et c'est un poste qui tourne toute l'année — y compris en été quand le chauffage est éteint. C'est ce qui rend le remplacement intéressant même dans une maison déjà bien chauffée.

Il refroidit et déshumidifie le local en fonctionnant. Dans une cave humide de maison ancienne, ce n'est pas un défaut : c'est un service rendu.

⚠️ Le point que personne n'écrit : le local

C'est là que se joue la réussite ou l'échec de l'installation, et c'est presque toujours passé sous silence.

L'appareil a besoin d'un volume d'air suffisant — de l'ordre de 20 m³ pour la plupart des modèles, soit une pièce de 8 m² sous 2,5 m de plafond — et d'un local qui ne descende pas trop bas en température. En dessous d'environ 7 °C, la petite pompe à chaleur ne travaille plus et l'appareil bascule sur sa résistance électrique : vous avez alors payé un thermodynamique pour obtenir un boiler ordinaire.

Ce qui marche très bien ici

Les caves voûtées des maisons vigneronnes et les grands sous-sols des fermes du Jorat : volume largement suffisant, température stable toute l'année grâce à l'inertie de la pierre. C'est le local idéal, et il est fréquent dans le secteur.

Un local technique attenant à la buanderie fonctionne aussi très bien : le sèche-linge et la chaudière y entretiennent une chaleur douce.

Ce qui marche mal

Un garage ouvert ou mal isolé sur les hauts du secteur : à Maracon, à Montpreveyres ou aux Cullayes, il descend franchement sous les 7 °C en janvier — soit exactement au moment où vous consommez le plus d'eau chaude.

Un petit réduit fermé : l'appareil refroidit son propre air, tourne en rond et perd son avantage. Il existe des modèles raccordés sur gaines qui règlent le problème, à condition de le prévoir dès le devis.

L'échéance de 2033 concerne aussi les chauffe-eau

C'est le point qui échappe à beaucoup de propriétaires : le décret cantonal ne vise pas seulement les chauffages électriques. Il impose de remplacer les chauffe-eau électriques — centralisés comme décentralisés — d'ici au 1er janvier 2033, et demande aux propriétaires concernés de s'annoncer spontanément à la Direction de l'énergie.

Deux précisions utiles, vérifiées à la source :

  • Pour un chauffe-eau décentralisé, le propriétaire en est exempté si le bâtiment est déjà chauffé aux énergies renouvelables. Si vous venez d'installer une pompe à chaleur, cette question-là est peut-être déjà réglée.
  • Ce qui est suspendu, à la suite d'un recours de janvier 2025, c'est la directive d'application — pas le décret, et pas l'échéance. Le canton indique par ailleurs que des dérogations peuvent être accordées au cas par cas, avec une prolongation possible de cinq ans ou une dispense provisoire selon la consommation du bâtiment. Cela se demande à la Direction de l'énergie ; cela ne se suppose pas.

Le guide complet de l'échéance 2033 →

Seul, ou intégré à la pompe à chaleur ?

Si vous changez aussi votre chauffage, la question se pose — et les deux réponses sont défendables.

L'eau chaude par la pompe à chaleur

Un seul appareil, un seul entretien, une seule fin de vie. C'est simple et compact. Inconvénient : la machine doit redémarrer en été uniquement pour l'eau chaude, alors qu'elle pourrait s'arrêter complètement.

Un chauffe-eau thermodynamique séparé

Deux appareils, mais chacun fait bien son travail : la pompe à chaleur se coupe de mai à septembre, le ballon vit sa vie dans la cave. C'est souvent le meilleur choix dans les maisons d'ici, où la cave est grande et où la salle de bains est loin du local technique.

Un point pratique qui tranche souvent : la longueur de la tuyauterie. Dans une ferme ou une maison de village en longueur, l'eau chaude parcourt parfois quinze mètres avant d'arriver au robinet. Rapprocher le ballon des points d'eau fait plus pour le confort et la consommation que le choix de la marque.

Ce qu'il faut vérifier avant de commander

1La hauteur sous plafond. Un thermodynamique monobloc est haut — souvent près de deux mètres. Dans une cave voûtée, la hauteur au centre ne dit rien de la hauteur contre le mur.
2La température du local en janvier. Pas en juin. Un thermomètre à cinq francs posé dans la cave pendant l'hiver vaut mieux que n'importe quelle estimation.
3L'évacuation des condensats. L'appareil produit de l'eau. Il lui faut un écoulement, et pas un seau qu'on vide.
4Le volume du ballon. Deux personnes n'ont pas les mêmes besoins qu'une famille de cinq. Trop grand coûte à chauffer, trop petit se paie en douches froides.

Comptez en général CHF 4'000 à 8'000 posé, selon le volume, le modèle et la complexité du raccordement.

Bien le dimensionner, et bien le régler

Deux réglages décident du confort et de la facture, et aucun n'est compliqué.

Le volume du ballon. Trop petit, il se vide au troisième bain ; trop grand, il chauffe de l'eau que personne n'utilise. L'ordre de grandeur se raisonne par personne au foyer et par habitudes — douches ou bains, matin ou soir. Un installateur qui pose la question dimensionne ; un installateur qui répond « le 300 litres, c'est le standard » vend un catalogue.

La température de consigne. Trop basse, elle pose une question sanitaire ; trop haute, elle entartre le ballon et fait travailler la machine pour rien. Le réglage se discute à la mise en service, et il se revoit une fois passé le premier été.

Un troisième point, propre aux maisons d'ici : si votre ballon est loin des points d'eau — cas fréquent dans une ferme ou une maison de village en longueur —, la question n'est pas la puissance mais le temps d'attente au robinet. Une boucle de circulation résout le confort et coûte en consommation ; rapprocher le ballon, quand c'est possible, résout les deux.

L'entretien, lui, est léger : contrôle annuel du groupe de sécurité, vérification de l'anode, et détartrage selon la dureté de l'eau. Ce dernier point est le plus variable d'une commune à l'autre — demandez la dureté de votre réseau à votre service des eaux, elle conditionne la fréquence.

Le cas de la résidence peu occupée

Il est fréquent ici, et il mérite un raisonnement à part.

Un logement occupé quelques semaines par an n'a pas besoin d'un grand ballon maintenu chaud en permanence : l'appareil chaufferait toute l'année une eau que personne n'utilise. Deux réponses existent, et elles se choisissent selon vos habitudes.

Si les séjours sont réguliers et prévisibles, une programmation suffit : l'appareil remonte en température la veille de votre arrivée et redescend ensuite. Si les séjours sont imprévisibles, un volume plus petit et une consigne modérée coûtent moins qu'un grand ballon maintenu chaud pour rien.

Dans les deux cas, méfiez-vous du réflexe « on prend large, on sera tranquille » : c'est exactement ce qui transforme un appareil économe en poste de dépense permanent.

Vos questions, réponses simples

Est-ce que ça marche dans une cave froide ?

En dessous d'environ 7 °C, la partie pompe à chaleur ne travaille plus et l'appareil bascule sur sa résistance électrique — vous perdez alors tout l'intérêt. Les caves voûtées en pierre du secteur, très stables, conviennent bien ; un garage ouvert sur les hauts, beaucoup moins. Mesurez la température du local en janvier avant de décider.

Ça fait du bruit ?

Un ronronnement comparable à celui d'un réfrigérateur, avec un léger souffle. Dans une cave, personne ne l'entend. Dans un local mitoyen d'une chambre ou sous un plancher bois, cela peut s'entendre : l'emplacement mérite deux minutes de réflexion.

Faut-il l'annoncer au canton si je remplace un boiler électrique ?

L'obligation d'annonce porte sur le fait de posséder un chauffe-eau électrique, centralisé ou décentralisé — et elle reste en vigueur même si le délai initial de juin 2025 est passé. Si vous le remplacez par un thermodynamique, vous réglez le problème à la source ; l'annonce reste la démarche à faire pour l'existant.

Combien de temps met-il à chauffer un ballon complet ?

Plus longtemps qu'un boiler classique — c'est la contrepartie du rendement. En pratique cela ne se remarque pas, parce que l'appareil chauffe en continu à petite puissance plutôt qu'en force. Le seul cas sensible est celui de cinq douches d'affilée, et il se règle par le volume du ballon, pas par le type d'appareil.

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Qui viendra chez vous

Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.

Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.

Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :

  • L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Entre le bord du lac et les hauts du Jorat, la même maison ne se règle pas de la même façon — et c'est le réglage qui fait la facture.
  • Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
  • Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi bien des chaudières que des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.

Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.

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